Bouclage des sacs puis départ en direction de Bamboo lodge puis Hotspring hôtel, c’est une longue descente de 2455m a 1640m qui prend environ 2h. Sur le chemin, nous apercevons une échelle de corde a flanc de montagne ou mieux dit, complètement dans le vide a l’exception de l’extrémité supérieure solidement arrime. L’échelle ne donne pas une confiance absolue et monte à une vingtaine de mètres au dessus d’un sol caillouteux a souhait. L’échelle mène a proximité de 2 énormes ruches sauvages. Nous devions ensuite continue sur Pahare lodge mais un blouglou spatio-temporel couple a une erreur d’aiguillage nous conduit a Domen. Un thé noir et un chapati plus tard, nous avons 2 options : retourner en arrière une dizaine de minutes pour prendre le bon embranchement et faire 2h30 de chemin ou prendre un chemin de cabri qui commence juste la et nous ferait gagner de 1h a 1h30. Après moult réflexions, ce sera le chemin de cabri, large comme 2 pieds cote à cote et grimpant comme une échelle meunière sur plus de 600m de dénivelé, un bon challenge que nous relèverons en 1h15 pour arriver au bas de Thulo syaphru, un village tout en pente. En allant vers le haut, ou se situe principalement les lodges, nous passons devant des récolteurs de miel en plein travail, ca grouille d’abeilles ! Nous continuons jusqu’en haut pour manger, j’en profite pour acheter des pommes, je suis en manque de fruits. Les pommes sont petites et vendues à prix d’or même après négociation mais ca fait du bien. Après mangé, le sosie de Charles Bronson nous indique le chemin pour Dursagang par le chemin local. En route, nous sommes rejoint par Subba, nouvellement propriétaire du lodge Lhassa guest house a Sing gompa et ancien guide, qui emprunte justement le même chemin. Son aide est précieuse car il y a tellement de chemin qui se coupe et se recoupe qu’il est facile de s’égarer. Les pommes de midi se vengeront tour à tour sur Line et sur moi, nous utiliserons les « free toilets » pour ne pas nous décomposer sur place. L’arrivée au Moutain view de Dursagang, maison familiale accueillant rarement des touristes, est un soulagement, je suis complètement vide, la somme du dénivelé totale dépasse les 1750m, je n’ai pas le souvenir d’avoir jamais fait ca, mon T-shirt a pris une nouvelle teinte et mon odeur corporelle rappelle à s’y méprendre celle d’une porcherie en plein été ! Le chef des lieux est très sympathique et se plie en 4 pour nous faire sentir à l’aise. Le repas du soir aura le double du volume par rapport a l’habituel et ce pour un prix dérisoire, bonne adresse.
Line à eu raison de rentrer ses affaires mises à sécher dehors, les 5 cm de neige tombées dans la nuit en atteste. Le ciel est bleu et dégagé, tout le reste est fige sous un immense drap blanc. Après le petit déjeuner, Ampuri est venu solliciter une « donation » car il n’a plus de quoi continuer, l’alcool étant un souci récurent pour lui. La donation a un montant précis, 7000 Rs/- (environ 70 euros) ce qui est faramineux. Sa manière de demander n’est de plus pas très fine, c’est presque un ordre. Nous quittons Kyanjin gompa dans une ambiance ou seul le guide est perdant et s’enfonce encore plus en marchant seul loin devant nous. Il y a de nombreux porteurs ce matin avec des charges dépassant l’entendement humain et probablement pour de nombreuses heures et un salaire approximatif. La descente se poursuit lentement : Yemphu, Sindum puis Mendu ou nous avions mange a l’allée. Une courte pause nous permet de repasser les options possibles avec Line au sujet du guide, la plus simple et la plus logique étant que chacun fasse son chemin comme il l’a lui-même propose. Langtang, Chyamki, Thyangsyapu, Ghoratabela et enfin pause déjeuner a Thomna, un endroit magnifique peuple de chevaux et de rhododendrons, son principal défaut résidant dans les 3 heures de marche pour ramener les commissions. La pause est salutaire, mes chaussures et mes pieds sont a 200 degrés, le climat comme l’altitude n’ont rien à voir avec ceux du matin même. Reprise vers Gumnachok puis Lama hôtel ou « la » discussion a lieu. Le plus intéressant fut d’obtenir un téléphone pour se communiquer avec l’agence, les seuls téléphones du coin fonctionnant par satellite avec une connexion très aléatoire. Au bout d’un très long moment, Line réussi enfin à parler avec son agence et solde l’affaire, il est hors de question de payer le guide pour les jours de treks restants. La situation se clarifie, le temps non et l’odeur de pluie s’installe. Bien qu’il soit déjà un peu tard, nous préférons partir pour Rimche, Lama hôtel ayant des airs de film glauque, nous ne sommes pas asse fatigues pour y rester. L’arrivée a Rimche est superbe, dans un décor de foret tropicale de montagne, toit d’osier en terrasse, singe dans les arbres et pour la 1ere fois depuis le début, une vraie douche chaude ! A la sortie de la douche, je vis qu’Ampuri nous a rejoint et semble avoir saisi, en partie, que ses agissements le priverait d’une partie de son salaire. Line est ferme, il part donc tout seul vers son destin. Le vent s’emmêle et balaie tout, englouti le stress et libère nos esprits, nous sommes enfin débarrasse de la seule source de stress qui nous suivait. Nous fêtons l’événement en mangeant un peu mieux ce soir. Fait notable : presque tous les touristes présents sont hollandais a l’exception de 2 finlandais.
Kathmandu
Madrid











