L’hôtel n’es pas des pus silencieux mais c’est d’avantage une pension de famille, j’en suis le seul touriste, peut être même le seul de la ville. A 5h30 je suis réveillé et peu avant 6h je suis levé, je n’ai pas la moindre idée de l’horaire du bus, juste que c’est très long et que le départ est probablement a 7h. Le petit déjeuner, omelette, toast et thé est mieux que d’habitude car l’omelette est charge avec des oignons et un peu de piment, les toasts sont plus brulés que grillés mais c’est l’intention qui compte. La note totale sera dérisoire. Je file vers la gare routière, prend mon ticket (440 Rs/-) et découvre que le départ est a 8h. Si le bus est dans les temps, j’arriverai a 18h et s’il l’est moins, ce sera a 20h, j’espère que le Om tara aura des chambres, je me vois mal déambuler dans Thamel a 20h30 avec mon gros sac a dos. J’ai plutôt eu de la chance jusqu’à maintenant, ca devrait continuer comme ça. Le bus est ponctuel, il arrive d’un autre village et est déjà bondé, entre 45 et 50 personnes pour 35 places assises, je n’aura donc pas la chance d’en avoir une les 30 premières minutes après quoi je me ferai un « trou » dans la banquette du fond, le 6ème sur 5 places. 1h20 plus tard qui m’auront semblé plus de 2h, nous arrivons a Butwal ou ca se vide pas mal, je vais pouvoir m’asseoir pour de vrai. Mon voisin, qui a embarque a Tansen aussi, descendra également a KTM. Il s’appelle Krishna et est assistant médical, il restera seulement 2 jours à KTM avant de revenir. La route me semble éternelle, la chaleur est étouffante et je suis encore une fois trop grand pour être assis convenablement, je change constamment de position. Vers 12h, c’est l’arrêt déjeuner, dhaal baat bien sur, j’en profite aussi pour acheter des litchis, a 100 Rs/- le Kg, autant ne pas se priver. 30 min. plus tard, nous repartons, il fait très chaud et au moindre arrêt de passage d’air, la transpiration coule comme un fleuve. Nous repassons à proximité de Sauraha, je repère un slogan « intéressant » sur un tempo safa « Love is life, life is money ». Peu après, la circulation s’arrête, un conflit oppose les habitants du coin a l’armée a propos d’un terrain que les militaires aimeraient bien avoir mais les locaux ne sont pas d’accord. L’attente devient longue, le trajet ne sera pas de la durée minimum… Après explication plus détaillée, les militaires sont la pour construire un camp sommaire pour des sans-abris mais les habitants du coin ne sont eux absolument pas d’accord, c’est l’éternel problème. Après 1 heure environ, les villageois ont gagne et les militaires s’en vont en rembarquant tout leur matériel et nous pouvons enfin bouger, j’ai perdu 2 litres d’eau en transpirant pendant l’opération. 4h plus tard, nous croisons un bus de touristes indien lamentablement couché au beau milieu de la route, ca n’a pas du être marrant à vivre. 3 minutes après, pause diné ! Nous arriverons maintenant forcement à KTM de nuit et il commence à pleuvoir. KTM de nuit et sous la pluie, ce n’est pas une super expérience à vivre. Nous arrivons vers 20h, Krishna, qui est descendu avant, a arranger avec un autre bonhomme qui va aussi a Thamel, olso, que nous prenions le même taxi ou micro bus. Nous irons en micro bus, micro par la taille mais maxi par le nombre d’occupants, 19 au total ! Olso est très sympa et s’occupe de moi comme si j’étais de sa famille, il paiera même le trajet, 50 Rs/-. Je file tête baissée vers le Om tara, ne perd pas de temps a discuter le prix car je n’ai pas envie d’avoir a chercher un nouvel hôtel a 20h30 après 12h de bus, puis file manger au Kavreli2, 30 mètres plus loin, je m’offre un pot de masala tea car vu le prix, il n’y a pas a hésiter. Après manger, une bonne douche pour décoller la couche de colle a papier peint qui était de la transpiration à un moment. Je profite de mes derniers moments éveillés pour repasser mon programme de demain qui devrait être un relevé des prix de ce que je souhaite ramener ainsi que de petits achats de survivance.
Réveil tôt, tout le monde est levé à 5 h du matin et ils commencent par faire le ménage, comme je suis au rez de chaussée, je profite du bruit et des moustiques, très mauvaise idée de rester au rez de chaussée, ils sont beaucoup moins nombreux dans les étages supérieurs. J’ai bien transpiré, la douche s’avère indispensable après quoi, c’est le départ pour Bhairawa via le bus local qui n’a plus d’âge, les 1ers tours de roue laissent suggérer que les suspensions ont du être remplacées par des barres en acier ! Le bus s’arrête souvent pour rameuter des clients et il y met du zèle, 5 à 10 min d’arrêt à chaque fois. Les 1h30 de trajet se font heureusement au frais car ce n’était pas du tout agréable. A Bhairawa, il suffit de traverser la rue pour prendre le microbus pour Butwal (30 Rs/-). Ce dernier ne laisse pratiquement aucune place entre les sièges mais n’est paradoxalement pas inconfortable. Le chauffeur se tient au volant comme sur un transat en bord de mer, relax. Le trajet dure 45 minutes, le bus se remplira à fond pendant ce laps de temps. Le 3eme bus, celui pour Tansen, est un vrai bus, pas un jouet et pour un local, je suis impressionne : banquette 3 places d’un cote et 2 de l’autre, compartiment « vip » près du conducteur, vitres teintées et j’ai de la place pour les jambes, que du luxe ! 5 minutes après le départ, arrêt de 20 minutes pour la forme puis nous partons pour de vrai. La route qui m’éloigne de Butwal est assez jolie et au fur et a mesure de la grimpette, le décor et le climat changent, la terre devient rouge et a l’arrivée à Tansen, ca respire le calme. Je descends au green hill, le prix sera négocié a 200 Rs/-. Je fais un tour des environs, la ville est toute en pente et certaines rues doivent être terribles par temps de pluie tellement elles sont glissantes et défoncées. Je fais un tour au cyber, profiter d’avoir un ordinateur potable, un tour au centre d’information et retourne au Nanglo west dont la nourriture ne finit pas de me convaincre, leur boulangerie est toutefois impressionnante par la variété et la complexité de ce qu’ils proposent. A part ca, ma motivation continue a la baisse, le fait d’être à nouveau seul n’arrange pas les choses, je n’ai plus le gout de continuer à visiter au hasard et je ne sais pas si un nouveau trek me tente, je crois que j’ai passe le temps nécessaire au Népal et je ne suis plus en mesure d’apprécier. J’ai décidé de retourner à KTM demain ce qui prendra 10-12 heures. J’ai une adresse d’hôtel bon marche, je peux manger pour presque rien et je pourrai acheter des bouquins dans n’importe quelle langue de la planète puis m’installer en terrasse et passer les journées comme ca non sans étendre mon périmètre de visite de la ville qui ne se résume pas qu’a Thamel non plus.
Kathmandu
Madrid











