muktinath

Burrito a petit-déjeuner, 2 crêpes garnis de haricots, carottes et autre légumes avec nue bonne dose de fromage fondu sur le dessus, ca m’avait bien attiré la veille. Peu après le départ, nous sommes a Jankhot, ce village est beau, aune situation idéale et la vue sur les montagnes environnante est une perle rare. La température est difficile a déterminer, il fait chaud au soleil mais le moindre souffle de vent est gèle, dur de s’habiller adéquatement dans ces circonstances. Peu après, il n’y a plus rien, rien d’autre qu’une immense plaine désertique entourée de montagnes pelées et arides, la survie ici doit être particulièrement difficile, le paysage n’en reste pas moins beau et vecteur d’émotion forte et d’un étrange sentiment de vouloir rester planter là, au milieu de rien, l’appel du vide. 1h30 après le début de cette marche étrange, Kagbeni apparait d’un coup dans la vallée fluviale en contrebas. Le village est entouré de cultures verdoyantes, c’est un tableau de maitre. Comme une surprise n’arrive jamais seul, 250m plus loin, nous passons par un étroit couloir de pierre et un nouvel ami s’invite, le vent, et a profusion encore. Le chemin devient aussi plus caillouteux jusqu’a Ekle bhati ou il y a un lodge au nom amusant, le Hill-ton ! L’endroit a aussi un semblant très troublant avec l’Afrique, tout me le rappelle, jusqu’au modèle de jeep. Le chemin continue ensuite et devient plus venteux, les cailloux deviennent progressivement des galets et une gène a mon mollet droit se manifeste. Quand Jomsom devient visible au fin fond de la vallée plate comme la main, il reste plus d’une heure de marche dans une soufflerie industrielle à plein rendement tout en ayant l’impression de marcher sur des boules de pétanques, que du bonheur. Je préfèrerai être ailleurs, d’autant plus que la gène au mollet devient grandissante et qu’une nouvelle vient d’apparaitre dans l’intérieur de ma cuisse gauche. L’arrivée a Jomsom, qui devait me libérer, s’avère un cauchemar. Ce p….. de village est tout en longueur et 10 min. plus tard, nous n’en sommes qu’au check post, il y en a 2 et ces crétins n’ont pas penses a les regroupes, je suis énervé, j’ai dépassé le seuil de la douleur tolérable a chaque jambe. Je finis de péter les plombs quand Line hésite à prendre le bus pour Ghasa – ce qui nous éviterait 12 de marche sur une route cauchemardesque bien que non dénuée de beauté intrinsèque – tout ca pour le prix, 600 Rs/-, qui lui semble trop élevé. Pour ma part, je ne peux plus marcher et le prix du billet de bus serait de toute façon largement explose en nourriture si nous devions marcher, j’ignore a ce moment qu’elle en a aussi ras la patate et que nos tensions respectives font des étincelles au moindre chatouillis, nous faisons la paix de suite après nous être exprime, il n’y avait pas de quoi en faire un fromage! Nous avons tous des places assises dans le bus local qui n’est pas totalement déglingué et dispose même d’un lecteur CD, on arrête pas le progrès. Mon seul grand regret dans ce voyage en bus sera de ne pas pouvoir visiter Marpha, capitale népalaise de la pomme située a 1h de marche de Jomsom, 15 minutes de bus à tout casser. Au fur et a mesure de l’avancée, le décor change progressivement, les arbres commencent à apparaitre sur les montagnes puis l’herbe et à Larjung, tout est différent et ressemble au panorama des 1ers jours de trek, le Dhaulagiri en plus. Mes jambes ne répondent plus et en prime, mes épaules et mon cou deviennent raide comme du métal, je le sens mal pour la suite. 2h30 après le départ, nous sommes a Ghasa, j’ai un mal fou a parcourir les 250 mètres qui nous sépare du lodge, le National. En arrivant, je pose mon sac et m’allonge sur le lit, je n’en bougerai que pour y mettre mon sac de couchage et moi dedans avec cagoule et bandeau sur les yeux car le moindre son ou rayon de soleil me torture, sans parler du reste de mon corps ! Line me passera un peu de baume du tigre pour me décontracter les épaules qui sont devenues mon problème Nº1 puis je retourne me coucher jusqu’à la prise d’un grog pour m’anesthésier un peu. Je mange 2 pommes en tout et pour tout, la journée fini par se confondre avec la nuit, la douleur s’en v progressivement mais surement, ca va mieux.

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Je suis réveillé bien avant que ce feignant de réveil ne sonne, le repas de la veille tourne dans l’estomac et j’ai parfois la sensation de manquer d’air. Dans la salle commune, tout le monde est déjà réunis et en train de petit déjeuner. Nous partons à 4h15 puis commençons à grimper, c’est bien raide. Les montagnes sont déjà bien visibles et la luminosité croit rapidement. Mes doigts sont bien gelés malgré mes gants, le reste ca va mais il faut absolument éviter d’arrêter de marcher sous peine de congélation minute. 1h plus tard, nous sommes au hi-camp à 4925 mètres. La visibilité est maintenant très bonne et la vue sur les montagnes est totalement dégagée, seul une mer de nuage est prisonnière dans la vallée et donne une touche surréaliste. Notre rythme est d’environ 1 pas par seconde, l’altitude complique tout. Le chemin balafre les versants à la façon d’incision chirurgicale, bien droite. 30 a 45 minutes plus tard, nous sommes a la 1ère tea house, un guide descend en courant, son client ne se sent pas bien et il finira la route a dos de cheval. Nous ne nous arrêtons pas plus de 3 minutes, le temps de faire des photos afin de repartir gelé comme au réveil, la température ne rigole pas ici ! J’ai très légèrement mal a la tête et ai un tout petit peu de sang dans le nez, je reste attentif a mon corps mais préfère ne rien dire pour ne pas déclenche de réaction démesurée, j’ai peu dormi et le rythme de marche, bien qu’a 1ère vue lent, est trop rapide, nous descendrons par la suite a environ 1 pas toutes les 2 secondes ce qui sera le bon rythme pour le corps à cet endroit, compte tenu du fait que nous sommes quand même bien charges. Nous sommes au sommet à Thorong la (5416m) au bout de 3h30 de marche dans un décor qui ne fût trahi par les nuages qu’14 d’heure tout au plus, nous sommes vernis. La tea house du sommet propose des blacks tea au prix exorbitants de 150 Rs/- mais comme on ne vit qu’une fois et que nous ne retournerons pas tous les jours ici, nous nous faisons plaisir. Line fait une vidéo pour son meilleur dont le mariage est proche. Depuis le sommet vers la vallée, la 1h30 est marrante car pleine de neige et avec une belle luminosité, les 2h30 suivantes sont par contre bien enrichies en chiantine concentrée : brume, froid, boue, paysages moyens juste sauvés par la vue sur le vert de la vallée en contrebas. L’arrive a Muktinath offre un joli décor, c’est une ville sainte pour les hindous et les bouddhistes, de Thorong la, on passe nécessairement devant une sorte de gros complexe entoure par un mur blanc ou cohabitent les 2 religions. Muktinath ne ressemble a aucun autre village vu jusqu’alors, il y a beaucoup de petits marchands, la rue principale est large et de terre battue et, surprise, il y a plein de motos et une route carrossable va jusqu’a Tatopani. Hélas pour les trekkeurs, leur chemin passe par cette route pour la plus grande partie du temps. En bref, nous sommes démoralisés car peu de temps auparavant nous étions au sommet du plus haut col au monde et nous sommes maintenant en pleine civilisation. Pour résumé, nous décidons de voir si nous pourrons choper une jeep demain pour Tatopani car a partir de la, le chemin est encore de trekking et cela nous permettrait de redispatcher des jours pour modifier le parcours après Poon hill et filer sur Gandruk pour rattraper Nayapul en espérant avoir un bus car la grève maoïste continue et fout la merde dans le pays en le paralysant bien comme il faut. A KTM, seul les magasins d’alimentation sont ouverts et encore, entre 6h et 8h du matin ! Mon ventre est gonflé, j’ai presque l’impression d’avoir un poids normal ce qui est impossible vu ce que je mange, la nourriture des montagnes ne risque pas de figurer dans le guide Michelin, même en catégorie espoir. Le point positif du lodge est la possibilité de prendre une douche chaude, je ne me souviens plus de la dernière. Nous devrons nous lever tôt demain car au cas où aucun véhicule ne passe, nous sommes décidé à couvrir le maximum de distance pour rallier Tatopani en 2 jours au lieu de 3.

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