Kathmandú

Il a plu une bonne partie de la nuit, les moustiques se sont invites dans la chambre et nous avons communie ensemble, j’ai des stigmates de leur amour sur tout le corps. Le boss du Big belly me laisse consulter mes e-mails sur son portable, il a une combine pour ne pas payer son internet, très pratique. Un français, aussi présent qu’insupportable, a dû se donner un point d’honneur a faire passer l’ensemble de ses concitoyens pour des crétins auprès des Népalais, ce n’est pas encore cette année que les touristes français vont remonter dans le classement mais il y a pire 10 minutes plus tard quand un autre français s’installe et gueule comme un porc des insultes a l’ami qu’il doit avoir dans la tête, je ne sais plus où me mettre ! J’ai décidé d’aller à Pashupatinath voir ce qu’il s’y passait, c’est un petit bout de chemin mais j’ai le temps. La capitale, hors quartier touristique, n’a rien à voir, c’est toujours le même bordel mais différent, pas d’interpellation toutes les 4 secondes et quand je m’arrête pour demander mon chemin, on essaie pas de me vendre la boutique, je suis considéré comme un simple étranger et non pas comme un portefeuille ambulant, ca fait très plaisir. Je ne rentrerai pas sur le site de Pashupatinath pour 2 raisons : c’est le plus important des sites hindous du Népal et pour avoir vu les dégâts du tourisme de masse a St jacques de Compostelle ou les touristes rentrent, appareil photo et camera au poing, dans la cathédrale et ce même en plein office (rien a péter !), je ne souhaite pas participer à ce genre de chose. En 2nd lieu, c’est 500 Rs/- pour les étrangers et interdiction de rentrer dans le temple principal pour les non hindous… Je préférerai dépenser 250 Rs/- de plus pour retourner quelques jours a Bhaktapur qui représente bien d’avantage a mes yeux. Je fais toutefois le tour des marchands et achète de la poudre a tika (pour faire la marque du 3ème œil) aux couleurs du sari que j’ai acheté hier. Comme je n’ai plus rien à faire, je file à Bodnath toujours à pied. Je profite du très faible cout des cybers (20 Rs/-) pour me mettre au jour et faire du ménage dans les photos du site car ca commence à devenir brouillon, surtout avec les connexions « modemiques » de KTM. Je ne rentrerai pas plus a Bodnath, je l’ai déjà vu et même si c’est beau et grandiose, y retourner pour se faire sauter dessus, car il n’y a que des magasins autour, toutes les 10 secondes, ca n’en vaut pas la peine. Je suis content de ma longue balade, j’entreprends le retour et m’arrête au passage dans un resto qui ne fait que des momos qui enfoncent littéralement ceux du yangling restaurant et pour seulement 30 Rs/- la douzaine. Le retour n’a rien de palpitant si ce n’est que le « vrai » KTM est stimulant a l’inverse de Thamel qui devient vite déprimant.

PDF Creator    Envoyer l'article en format PDF   

Le ciel est couvert ce matin, ca rend l’atmosphère respirable. Après le petit déjeuner, je pars en quête de la poste et le mot est bien choisi car même en passant devant, on ne sait pas que c’est là ! La poste est grande et chaotique, certains endroits sentent l’urine à plein nez et le bureau d’expédition des colis, le 29, inquiète plus qu’autre chose, je ne suis pas sur de vouloir risquer l’envoi d’un colis par eux. Je vais voir DHL qui m’annonce quand a eux un tarif exorbitant et, pour avoir travailler avec eux, je sais qu’ils peuvent faire beaucoup moins cher ! Dilemme cornélien : soit je risque la poste, soit je casse la tirelire, soit je ramène tout avec moi. Pour le moment, la dernière option l’emporte, j’ai n sac aux bonnes dimensions qui me permettrait d’en emmener un max avec moi dans l’avion pour ne pas risquer les pertes « accidentelles » pendant le transit des bagages. J’ai de toute façon prévu de blinder mon sac a dos en l’enveloppant recto/verso avec des sursacs étanches scotcher entre eux, il y aura juste un trou pour la poignée. Après la balade, je vais voir au or2k, un resto végétarien israélien joli en intérieur comme en extérieur, ils abusent un tout petit peu au niveau des prix mais rien de gravissime, ils font juste très chiez avec leur 10% de charge pour le service qui n’est annoncé absolument nul part. Ma recherche de sari m’amènera à indra chowk, il y a pas mal de boutiques qui propose de jolies choses à ce niveau et également dans les petites rues tentaculaires. En fouinant dans une perpendiculaire a durbar square, un vendeur m’interpelle, comme 9 de 10, mais cette fois je me laisse tenter, il a un très joli modèle orange et vert bien tape a l’œil et son prix d’entrée n’est même pas trop abusé, je négocie pour la forme et obtient 500 Rs/- de discount après 12 secondes après quoi, il entreprend de me vendre le reste de son magasin. Le gros problème Népalais, celui avec chiantine extra forte sur toutes les surfaces est qu’ils ne comprennent pas quand ont leur dit non, qu’on ne veut plus ou pas acheter, je pars donc a la force avant de lui dire qu’il commence a me gonfler ! J’irai diner assez tôt, il y a beaucoup de tonnerre et d’éclairs mais pas de pluie avant 19h30, j’ai eu du flair ce coup-ci, je suis rentre juste a temps !

PDF    Envoyer l'article en format PDF   

Je suis reste à lire jusqu’à tard, très tard même, je ne suis pas décidé à remuer trop tôt. Au programme du matin, ce sera lessive, petit déjeuner, cyber, déjeuner et c’est tout ! Je reste en état larvaire dans la chambre, je ne suis motivé par rien. Je me fais violence pour aller voir le bonhomme avec qui j’ai parlé chiffons l’autre jour, il n’a pas les modèles de saris prévu et file les chercher, je reste en attente avec son frère qui est un peu saoulant. Au retour du « boss », je me demande s’il ne me prend pas pour un demeuré, j’ai vu des nappes en papier de meilleur qualité que les saris qu’il prétend me vendre et ca ne me plaît pas, je force ma diplomatie pour lui dire que l’image des saris qu’il ma vendu ne correspond pas a celle que j’ai en face des yeux et lui se met a blatérer qu’il s’est déplacé exprès et qu’en gros, je dois acheter parce que j’ai des sous ! Je crois que je ne reviendrai plus chez lui, les vendeurs ont tendance à devenir assez rapidement agressifs et le fait de demander un prix est presque une obligation d’achat, c’est chiant. Au détour des rues, je trouverai des saris de bien meilleur qualité, beaucoup plus beau et a des prix corrects ceci dit, le vendeur que j’ai eu la faiblesse d’accompagner a son dépôt m’empêche purement et simplement de sortir quand je lui dis ne pas être intéressé… Je file a durbar square pour me détendre et décide finalement de voir si je peux avancer mon retour car ça commence à me peser sévère ! Ma tentative de contact de l’agence se soldera par 50 min. d’attente musicale… En sortant du cyber, je m’arrête 5 secondes pour y rajouter une note, c’est plus que suffisant pour me faire aborder par un vendeur crampon et répétition 20 secondes après, ils sont très lourds aujourd’hui. A l’hôtel, pendant que je suis sous la douche, quelqu’un viendra éteindre la lumière, peut être pour tenter de me retarder et avoir le temps d’entrer dans ma chambre seulement pas de bol, j’ai toujours ma lampe sur moi et je ferme systématiquement a clé. Je verrai pour envoyer mes achats par la poste demain.

PDF Writer    Envoyer l'article en format PDF   

Pour la 1ère fois depuis longtemps, je me lève après 7h, je ne suis pas pressé. Les bouchons d’oreille ont bien remplis leur fonction et j’ai pu dormir normalement, seule la couverture, qui pue la fumée, m’a gêné un peu. Je prends le petit déjeuner au Big belly, je crois que ce sera ma cantine matinale car ce n’est pas cher (pour le petit déjeuner), c’est bien, tranquille et le cadre est plutôt pas mal. Je file ensuite sur durbar square, me refait un passe permanent que je tacherai de ne pas lessive puis part en quête d’un tempo safa pour Patan. Dans ce coin, ca parle nettement moins anglais mais je finis par trouver, ce sera mon 1er tempo safa, je descends toutefois avant de traverser la rivière pour finir a pied, ca ira plus vite ! La rivière en question, la Bagmati, est sale et polluée a un point que je n’avais jamais vu encore. Les bords sont remplis de montagne de déchets et des « ilots décharge » font office de végétation, l’eau est noire comme du charbon et semble peu profonde a cet endroit. L’odeur de décomposition en plein soleil est insupportable, un dé a coudre de cette mixture doit vous envoyer direct a la morgue ou aux soins intensifs d’urgence ! 15 min. plus tard, je suis aux portes de la cité, de nombreux magasins exposent des statues en métal d’une grande finesse, c’est très beau. A durbar square (celui de Patan), l’entrée est libre pour le moment, il n’y a personnes au guichet, tant mieux. C’est le plus petit des 3 durbar square (il y en a 1 a Kathmandú, 1 à Bhaktapur et le dernier est celui de Patan) de la vallée, il est très bien conservé et il n’y a pas autant de travaux qu’a celui de KTM. L’entrée du musée est prohibitive, 250 Rs/-, je n’entrerai pas car les 4 derniers étaient plutôt moyen, je ne pense pas investir pour être déçu. Le patron du resto au centre de la cour du musée m’invite à faire le tour rieur gratuitement, les affaires doivent être moyenne pour lui, ca me ferait mal d’avoir à débourser 250 Rs/- pour avoir le droit de manger dans son resto ! Les guides sont lourds, très lourds même, impossible d’être tranquille que ce soit en marchant ou en s’asseyant pour lire, je sors donc de durbar, un peu a cause d’eux, pour m’aventurer dans le reste de la ville et mes pas me conduisent au temple de Machhendranath qui est le centre d’une fête annuelle et assure une liaison entre bouddhisme et hindouisme, autant dire qu’il est important, la grande et grosse barrière métallique qui l’entoure enlève tout doute a ce sujet. Continuant sur ma lancée, je passe devant un marché/station de bus puis vais manger un peu plus loin. Mon objectif est le zoo de Patan, le seul du pays et pourtant je n’y rentrerai pas, je comprends de moins en moins les prix, 5 fois plus pour moi que pour un népalais, c’est juste scandaleux a ces niveaux, je ne verrai pas les écureuils géants. Je décide de rallier Thamel a pied ce qi est une bonne idée car je traverse la « vraie » ville qui, bien que fortement bordélique, est un reflet réel de la vie de tous les jours, les magasins affichent aussi des prix fixes, ça fait plaisir. Je visiterai quelques galeries commerciales avec certains produits, originaux, qui sont 5 fois moins cher qu’en Europe ! Je remonte par le Durbar square de KTM, parle a l’un des vendeurs « espagnol » de thangka, continue sur Thamel ou j’achète un sac en laine puis 5 T-shirts. Je change de cyber, mon habituel étant ferme. Conseil : téléchargez votre navigateur préféré, mettez le sur USB et installez le sur l’ordinateur que vous utilisez car les versions sont parfois anciennes voir préhistorique, les mises à jour ne sont pas leur priorité ! Je file ensuite diner au Kavreli2, tout y bien, sauf un petit caillou dans mon plat ce soir.

PDF    Envoyer l'article en format PDF   

« Une mitrailleuse lourde et un lance flamme, c’est ce que je veux pour noël » me dis-je a 5h du matin, 2h après avoir été réveillé. Le 1er ustensile pour dégommer motos, voitures et gueulards d’après minuit, le2nd pour les moustiques qui ont surement élaborés un plan de conquête planétaire, ils sont partout alors que qu’à ma dernière visite ils se battaient en duel. Bref, lever tôt, rasage de près, j’attends que la vie reprenne a Thamel ce qui n’est normalement pas bien long sauf que ce coup-ci, ca traine furieusement en longueur, ca me donne l’occasion de visiter la ville quasi déserte. Aux 1ères ouvertures, je me renseigne sur des prix d’articles, dépose mon linge a la « laverie » car cette fois j’en ai pas mal et n’est pas envie de me prendre la tête et je file ensuite au Bhat bhateni qui a la réputation d’être le plus grand de KTM. La route passe nécessairement devant l’ancien palais royal dont on ne voit que le mur mais pendant un très long moment, la dimension alloue au terrain est hallucinante, de quoi y mettre plus qu’un grand stade de foot. Bref, je fais mon petit marche d’articles de survie, sandwichs et spirales à moustique, l’essentiel. Sur le chemin qui me ramène, j’enfreins ma règle préétablie de ne faire que regarder aujourd’hui et achète un bracelet, aux motifs récurrents au Népal, pour 200 Rs/-. Je passe en revue toutes les boutiques de Thamel, ma 1ère cible sera une boutique de thé car je suis a peu près certain de ne pas pouvoir trouver de masala tea en Espagne et il y a 2 grandes catégories, soit le mélange masala/thé soit uniquement les épices qui font le masala. J’ai bien du me cogner 80% des boutiques, il y a pas mal de choses et bon point pour moi, les affaires semblent moyenne pour les commerçants, preuve en est la réduction de 300 Rs/- que j’obtiens sur les écharpes/châles de grandes tailles qui sont au départ a 550 Rs/-. Dans mon élan, je finis par acheter du thé/masala et du masala, il me reste 8 Rs/- en poche. Je repasse a l’hôtel prendre un peu de thune et me met en quête d’un tangkha tibétain. Dans les boutiques de tangkha, les vendeurs commencent ostensiblement par présenter les modèles les plus grossiers qui représentent déjà un travail considérable. Ayant vu les ateliers de production a Bhaktapur, je repère l’astuce de suite et suis très franc avec les vendeurs pour les déstabiliser un peu afin qu’ils sortent les modèles plus fins. La 3ème boutique me présente des tangkha assez travaillés et assez cher. Le vendeur est un peu à cran, il n’a rien vendu depuis quelques jours et fini par baisser considérablement le prix des 2 modèles qui m’intéresse sans nul doute réalisé par un artiste avec plusieurs années d’expérience, les traits sont parfaits et la maitrise du dégradé irréprochable, le prix final sera très bon pour moi, le commerçant est un peu maussade. Je file manger, commence mon bouquin qui est un gros modèle, vais au cyber dont le service de connexion est assure par les escargots réunis, retourne récupérer mon linge. Je file diner au Kavreli2 a 2 pas du Om tara guest house, le réceptionniste me dit que c’est un peu dur pour eux en raison de la grève fomentée par les maoïstes et aussi le fait qu’il y ai peu de touristes, surement a cause du problème cause par le volcan islandais. Demain, je verrai pour aller a Patan.

PDF Creator    Envoyer l'article en format PDF   

L’hôtel n’es pas des pus silencieux mais c’est d’avantage une pension de famille, j’en suis le seul touriste, peut être même le seul de la ville. A 5h30 je suis réveillé et peu avant 6h je suis levé, je n’ai pas la moindre idée de l’horaire du bus, juste que c’est très long et que le départ est probablement a 7h. Le petit déjeuner, omelette, toast et thé est mieux que d’habitude car l’omelette est charge avec des oignons et un peu de piment, les toasts sont plus brulés que grillés mais c’est l’intention qui compte. La note totale sera dérisoire. Je file vers la gare routière, prend mon ticket (440 Rs/-) et découvre que le départ est a 8h. Si le bus est dans les temps, j’arriverai a 18h et s’il l’est moins, ce sera a 20h, j’espère que le Om tara aura des chambres, je me vois mal déambuler dans Thamel a 20h30 avec mon gros sac a dos. J’ai plutôt eu de la chance jusqu’à maintenant, ca devrait continuer comme ça. Le bus est ponctuel, il arrive d’un autre village et est déjà bondé, entre 45 et 50 personnes pour 35 places assises, je n’aura donc pas la chance d’en avoir une les 30 premières minutes après quoi je me ferai un « trou » dans la banquette du fond, le 6ème sur 5 places. 1h20 plus tard qui m’auront semblé plus de 2h, nous arrivons a Butwal ou ca se vide pas mal, je vais pouvoir m’asseoir pour de vrai. Mon voisin, qui a embarque a Tansen aussi, descendra également a KTM. Il s’appelle Krishna et est assistant médical, il restera seulement 2 jours à KTM avant de revenir. La route me semble éternelle, la chaleur est étouffante et je suis encore une fois trop grand pour être assis convenablement, je change constamment de position. Vers 12h, c’est l’arrêt déjeuner, dhaal baat bien sur, j’en profite aussi pour acheter des litchis, a 100 Rs/- le Kg, autant ne pas se priver. 30 min. plus tard, nous repartons, il fait très chaud et au moindre arrêt de passage d’air, la transpiration coule comme un fleuve. Nous repassons à proximité de Sauraha, je repère un slogan « intéressant » sur un tempo safa « Love is life, life is money ». Peu après, la circulation s’arrête, un conflit oppose les habitants du coin a l’armée a propos d’un terrain que les militaires aimeraient bien avoir mais les locaux ne sont pas d’accord. L’attente devient longue, le trajet ne sera pas de la durée minimum… Après explication plus détaillée, les militaires sont la pour construire un camp sommaire pour des sans-abris mais les habitants du coin ne sont eux absolument pas d’accord, c’est l’éternel problème. Après 1 heure environ, les villageois ont gagne et les militaires s’en vont en rembarquant tout leur matériel et nous pouvons enfin bouger, j’ai perdu 2 litres d’eau en transpirant pendant l’opération. 4h plus tard, nous croisons un bus de touristes indien lamentablement couché au beau milieu de la route, ca n’a pas du être marrant à vivre. 3 minutes après, pause diné ! Nous arriverons maintenant forcement à KTM de nuit et il commence à pleuvoir. KTM de nuit et sous la pluie, ce n’est pas une super expérience à vivre. Nous arrivons vers 20h, Krishna, qui est descendu avant, a arranger avec un autre bonhomme qui va aussi a Thamel, olso, que nous prenions le même taxi ou micro bus. Nous irons en micro bus, micro par la taille mais maxi par le nombre d’occupants, 19 au total ! Olso est très sympa et s’occupe de moi comme si j’étais de sa famille, il paiera même le trajet, 50 Rs/-. Je file tête baissée vers le Om tara, ne perd pas de temps a discuter le prix car je n’ai pas envie d’avoir a chercher un nouvel hôtel a 20h30 après 12h de bus, puis file manger au Kavreli2, 30 mètres plus loin, je m’offre un pot de masala tea car vu le prix, il n’y a pas a hésiter. Après manger, une bonne douche pour décoller la couche de colle a papier peint qui était de la transpiration à un moment. Je profite de mes derniers moments éveillés pour repasser mon programme de demain qui devrait être un relevé des prix de ce que je souhaite ramener ainsi que de petits achats de survivance.

PDF Writer    Envoyer l'article en format PDF   

Départ de l’hôtel à 6h30. Entre les barres de céréales et les fruits pour le petit déjeuner d’aujourd’hui et de demain, mon sac pèse 3 tonnes. Le bus qui nous amènera à Bhulbule est à 10 minutes à pied et c’est un bus spacieux avec rack de ventilateur, rien à voir avec celui pour Syabrubesi. Sur de longs tronçons, la route est en très bon état et emprunte quasi exclusivement par des bus et des camions. Nous devons nous arrêter a plusieurs reprises pour cause de circulation alternée sauf qu’ici, l’arrêt dure de 5 à 10 minutes a chaque fois. Le décor est plus vert et il y a de très nombreux bananiers, les étals des villages traversées regorge de régimes d’un bon mètre de haut. Il fait très lourd et malgré la fenêtre ouverte, je transpire et bouffe de la poussière, ma coiffure ressemble a celle d’un jackson 5. A Besisahar, nous montrons notre permis et 1 à 2 Km plus loin, un bus local bloque la route. C’est un local qui en a marre de voir les touristes arrives de KTM et Pokhara sans faire appel a lui et donc, il emmerde le monde pour que les touristes changent de bus et qu’il soit payé lui, rien que ca !! Ce qui aurait de suite tourner à la bagarre en Europe prend ici une tournure plus pacifique car tout le monde dialogue. 3/4 d’heure plus tard, nous pouvons enfin repartir, un des bus a du faire passer ses bagages sur le bus du « terroriste ». Arrivée à Bhulbule, nous traversons la rivière pour aller à l’Arjun qui dispose d’une vaste terrasse herbeuse. La végétation et le décor sont plus tropicaux ici, la chaleur humide colle a la peau. Nous boirons la bouteille de « grapple cider », mélange népalais de vin et de cidre que nous devions boire la veille mais que nous avons finalement amené.

PDF Download    Envoyer l'article en format PDF   

Las chambre est un four au milieu d’un hall de gare, j’ai dormi 4 minutes, Line aussi a priori. Une bonne douche et un bon rasage plus tard, nous petit déjeunons en terrasse et allons faire des courses basiques tel que soupe en poudre, barres de céréales et fruits secs avant d’aller au fameux « jardin des rêves » a 3 minutes a pied de Thamel. Le droit d’entrée est un peu abusif, 160 Rs/-, mais le lieu semble d’une autre planète, c’est un jardin de type colonial indien datant des années 1920, c’est très reposant par rapport au bordel urbain de l’autre cote du mur, nous y resterons un long moment. En sortant, nous cherchons le supermarché qui est sensé être en face mais il n’y a rien, nous longeons l’avenue et finissons dans un resto après quoi, le retour s’impose pour 2-3 courses et faire les sacs que nous laisserons a l’agence. Nous avons presque 3/4 d’heure de retard mais au Népal, ca ne compte pas ! Notre guide s’appelle Rajaram, il a 25 ans et ne boit pas d’alcool, c’est très bien ! Je rentre à l’hôtel et y resterai pour cause d’un petit désordre intestinal qui ne passe pas.

PDF Download    Envoyer l'article en format PDF   

Après le lever, nous changeons d’hôtel, ceux de l’Annapurna guest house étant vraiment a la ramasse, nous allons au Om tara,250 Rs/- pour 2 en plein Thamel ! J’ai rendez-vous à 8h avec Gokul mais comme je suis en avance, je fais un tour pour acheter de quoi petit déjeuner et offrir a Gokul. A 8h20, il n;’est toujours pas la, je l’appelle pour en savoir plus et les 10minutes maximum dans lesquels il doit être la se transforme en 25… Il n’est pas très réceptif et ca commence à gaver sérieux, je veux bien l’aider mais si a chaque fois quelque chose il fait exactement le contraire, autant ne rien me demander, ça me permettrai d’avoir du temps pour faire ce que j’avais prévu de faire. Je file ensuite au Yangling restaurant, au nord de Thamel, pour voir si les momos sont si bons que décrit dans le guide et c’est vrai, les momos au poulet déchire tout. Un petit tour de cyber et je retourne a l’hôtel pour voir si Line a bien reçu mon message mais elle n’est pas encore rentrée, elle arrivera 10 minutes plus tard. La visite a son agence ne s’est pas passée tout à fait comme voulu et au lieu de récupérer 14000 Rs/-, elle n’en a récupéré que 5000. J’ai quand même une bonne nouvelle, le prix du trek sans nourriture incluse est sensiblement plus bas. Nous allons donc à l’agence et passons de multiples points en revue. Gokul n’a pas refait au propre les étapes et les conditions, ce qui lui aurait pris 5 minutes, et ça à le don de m’agacer, il nous fait maintenant poireauter. Je perds patience quand il se met à répondre évasivement a des questions très précises et surement sans s’en rendre compte, il me prend limite pour un con et ca ne passe pas, mon taureau latin remonte en surface, je ne lui laisse pas la place au doute quand a mes impressions. Maintenant c’est clair, nous faisons des affaires, je remplirai ma part sans faire de zèle, quelque chose est définitivement casse entre nous. Heureusement que Line est là, sa présence me permet de garder un semblant de calme, je dois par contre bien la faire stresser ! Nous allons retirer des sous pour solder le trek, allons au cyber puis au Yangling restaurant, les momos étant vraiment trop bons. Avant de rentrer, nous faisons un tour au 3 mini marche de Thamel pour relever des prix en prévision du trek.

Word PDF    Envoyer l'article en format PDF   

Après avoir vu les photos de la veille au matin, Line a accepté de venir voir par elle-même les rituels matinaux. Sur la route du retour, je prends 5 croustillants orange, identique a ceux des pâtisseries arabes dont j’ai oublies le nom, la seule différence étant la taille, le délice Népalais étant beaucoup plus petit. Le petit déjeuner sera une nouvelle fois riche en fruits, je préfère en profiter avant de faire une nouvelle longue abstinence en montagne. Après le tour au cyber café, nous revenons a la guest house, le patron nous dit que Bikash, l’un des chefs de l’agence par laquelle Line est passé, a tenté de nous voir, il vit a Bhaktapur. Nous fixons un rendez-vous, faisons nos sacs et nous rencontrons a 11h30 pour discuter un peu autour d’un the noir et d’un dernier juju dhau avant de prendre le bus pour KTM. La route reliant les 2 villes est tout spécialement défoncée, comme après un bombardement et ce sur 4 ou 5 Km. Le trajet qui prend normalement 50 minutes a du prendre 2 bonne heures. Ce qui est amusant c’est que la route est en réfaction alternativement du côté gauche et du cote droit ce qui oblige les véhicules à zigzaguer plusieurs fois, les ornières ainsi créées finiront bien par faire renverser un bus, j’ai cru que nous y aurions droit. Autre point étrange, des ouvriers, 17 au total, étaient accroupi sur un bout de route et, brosse métallique en main, frottaient le sol pour je ne sais quelle raison, j’ai pris une photo car je crois que sans ca, personne ne peux le croire. L’arrive a KTM se fait loin de Thamel, nous nous y rendons a pied, déposons les sacs a l’hôtel ou le personnel est décidement de plus en plus con, pub spéciale pour l’Annapurna guest house, n’y allez surtout pas ! Nous filons voir Gokul pour reprendre contact, voir les détails du prochain trek, parler des têtes de pioche de la guest house et fixer un nouveau rendez-vous demain après quoi nous cherchons un autre hôtel, moins cher et plus central, le Om tara a 2 pas du Yak restaurant a l’enseigne jaune et rouge visible de loin. Comme il ne reste rien de particulier à faire, nous filons à durbar square que Line ne connait pas. Mon passe illimité n’ayant pas supporté le dernier lavage de mon pantalon, nous biaisons un peu et passons quand le contrôleur regarde ailleurs. Ce soir est particulièrement anime, ca grouille dans tous les sens, la proximité de la nuit et la chaleur ambiante décuple en moi l’impression de vie, tout mon stress s’est envolé. Nous descendons un peu Jochne « freak » street avant de remonter diner à Thamel, un bon poulet à la mandchourienne au Kevreli2.

Word PDF    Envoyer l'article en format PDF   

Archives

Traduire et partager

Diapo Râma (Kathmandu)

Nuage nuage

Heure hispno-népalaise

Le temps à Kathmandu

20 mai 2012
Averses
Averses
29°C
Température ressentie: 34°C
Humidité : 30%
Vents : 0 m/s O
Lever du soleil : 4:27
Coucher du soleil : 18:04
 

Mon dieu, mais c’est moi !