Juju dhau

Après avoir vu les photos de la veille au matin, Line a accepté de venir voir par elle-même les rituels matinaux. Sur la route du retour, je prends 5 croustillants orange, identique a ceux des pâtisseries arabes dont j’ai oublies le nom, la seule différence étant la taille, le délice Népalais étant beaucoup plus petit. Le petit déjeuner sera une nouvelle fois riche en fruits, je préfère en profiter avant de faire une nouvelle longue abstinence en montagne. Après le tour au cyber café, nous revenons a la guest house, le patron nous dit que Bikash, l’un des chefs de l’agence par laquelle Line est passé, a tenté de nous voir, il vit a Bhaktapur. Nous fixons un rendez-vous, faisons nos sacs et nous rencontrons a 11h30 pour discuter un peu autour d’un the noir et d’un dernier juju dhau avant de prendre le bus pour KTM. La route reliant les 2 villes est tout spécialement défoncée, comme après un bombardement et ce sur 4 ou 5 Km. Le trajet qui prend normalement 50 minutes a du prendre 2 bonne heures. Ce qui est amusant c’est que la route est en réfaction alternativement du côté gauche et du cote droit ce qui oblige les véhicules à zigzaguer plusieurs fois, les ornières ainsi créées finiront bien par faire renverser un bus, j’ai cru que nous y aurions droit. Autre point étrange, des ouvriers, 17 au total, étaient accroupi sur un bout de route et, brosse métallique en main, frottaient le sol pour je ne sais quelle raison, j’ai pris une photo car je crois que sans ca, personne ne peux le croire. L’arrive a KTM se fait loin de Thamel, nous nous y rendons a pied, déposons les sacs a l’hôtel ou le personnel est décidement de plus en plus con, pub spéciale pour l’Annapurna guest house, n’y allez surtout pas ! Nous filons voir Gokul pour reprendre contact, voir les détails du prochain trek, parler des têtes de pioche de la guest house et fixer un nouveau rendez-vous demain après quoi nous cherchons un autre hôtel, moins cher et plus central, le Om tara a 2 pas du Yak restaurant a l’enseigne jaune et rouge visible de loin. Comme il ne reste rien de particulier à faire, nous filons à durbar square que Line ne connait pas. Mon passe illimité n’ayant pas supporté le dernier lavage de mon pantalon, nous biaisons un peu et passons quand le contrôleur regarde ailleurs. Ce soir est particulièrement anime, ca grouille dans tous les sens, la proximité de la nuit et la chaleur ambiante décuple en moi l’impression de vie, tout mon stress s’est envolé. Nous descendons un peu Jochne « freak » street avant de remonter diner à Thamel, un bon poulet à la mandchourienne au Kevreli2.

Word PDF    Envoyer l'article en format PDF   

Le service éboueur est vraiment très discipline et a 5h45, la décharge amoncelle de la veille, a 3,5m de l’entrée de la guest house, disparait, comme un morceau de viande donne en pâture aux piranhas, sous les coups de pelle forcenés des 2 employés urbains. C’est aussi pour moi le réveil et le signal de visite de la ville, non sans une bonne douche froide au préalable car la journée s’annonce brûlante. La lumière matinale fait briller la cite comme un joyau et rend plus magique encore la cohorte de dévots devant les temples, stupas, chaitya et autres statues et monuments existants. Chacun son rituel, de la prière a l’onction d’idoles, tous ces actes donnent une idée de ce que représente la croyance au Népal, c’est comme respirer de l’air pour nous. Le matin est aussi le moment pour voir des petits marches qui ne seront plus présents 2 heures après, notamment vers Tachupal tole. La fin de mon tour, sur durbar square, sera récompense par une longue procession d’élève à partir de la porte ouest jusque dans toute la ville. J’achète ensuite 4 beignets et 2 the noir pour le petit déjeuner sur la terrasse. Les mangues, et bananes seront de la partie, la vue sur la ville aussi. Nous avons ensuite tous deux le besoin de cyber communique, un très long moment vu le retard accumule, puis nous cherchons ensuite ou manger juste en dehors des portes de la ville, dans une gargote locale. Le menu du jour est vegetable chowmein, probablement le meilleur consommé jusqu’à ce jour car les pâtes sont peu frites et ne ruissellent pas d’huile et nous avons des pois chiches, carottes, petit pois, oignons et salade en garniture ce qui est exceptionnel. En entrant, j’ai repéré les choppes de bois traditionnel de la tongba, nous e partagerons donc une. L’avantage de la tongba sur les autres boissons est qu’il suffit de rajouter de l’eau chaude, mise à disposition, sur les graines de millet pour en avoir une nouvelle, très pratique ! Le coût total du repas est dérisoire, 120 Rs/- pour 2, boisson incluse. Nous décidons d’aller aux 3 bassins, à l’autre bout de la ville, en suivant la ring road défoncée. La chaleur et la poussière sont handicapantes aujourd’hui et la fermentation de la bière m’a gonflé le ventre, il est bien tendu maintenant. 2 buffles agent dans le 1er bassin, peu profond et dont l’odeur rappelle à s’y méprendre celle des égouts. L’eau est verte et couverte d’algues en surface ce qui est une constante ici. Le 2nd, a la fois le plus grand et le mieux entretenu, abrite toute une faune de poissons dont certains finissent sur les étals Bhaktapurien. Les gens viennent s’y asseoir et nourrir la foule aquatique. Le 3ème bassin n’en est plus un et la situation ne semble pas récente. Nous allons prendre un juju dhau puis retournons a la guest house, j’ai besoin d’une douche, il fait beaucoup trop chaud aujourd’hui. Nous ressortons ensuite pour quelques achats et nous arrêter au Black cup, le seul café style européen de la cite, pour y déguster une sorte de milk shake et un bon brownie. En sortant, la température est de nouveau supportable et pour ne pas aller dormir le ventre vide, nous retournons au de’ square restaurant pour une soupe, demain sera un autre jour.

Word PDF    Envoyer l'article en format PDF   

Archives

Traduire et partager

Diapo Râma (Kathmandu)

Nuage nuage

Heure hispno-népalaise

Le temps à Kathmandu

20 mai 2012
Averses
Averses
29°C
Température ressentie: 34°C
Humidité : 30%
Vents : 0 m/s O
Lever du soleil : 4:27
Coucher du soleil : 18:04
 

Mon dieu, mais c’est moi !