Le réveil est dur, les jambes un peu douloureuses et l’impression de ne pas avoir suffisamment reposé. Line se sent moyenne, ses intestins sont en vrac. La route du départ est dans une vallée flanquée de 2 grands versants, l’un au soleil et l’autre à l’ombre. La luminosité est splendide et rend plus beau encore le paysage. Line à besoin de s’arrêter a chaque village, elle a l’air de le passer très mal. Les porteurs sont ici majoritairement des mules, toujours chargés à bloc et la coutume est, semble t’il, de leur jeter violemment un caillou quand elles n’avancent plus, c’est dur a voir. Des ruches sauvages nichent sur le versant voisin et ponctuellement, les locaux en font la récolte. Vu l’altitude, le moindre faux pas peut être fatal. Les cascades, les villages et les mules s’égrènent au fil du chemin, les ponts aussi, nous changerons plusieurs fois de versants au cour de la journée. Nous déjeunons a Tal qui est situe dans une plaine de la vallée et semble n coin tranquille et facile a vivre, nous y retrouvons Miguel et Sarah du lodge de la veille. Line tentera le coca cola, car c’est la seule chose qui lui convient et est susceptible de li remuer les intestins pour de bon. Fait intéressant, elle n’en a jamais bu de sa vie ! La reprise de la route est ponctuée par les travaux et éboulements de la route pour Manang, une petite averse nous surprendra mais rien de bien palpitant jusqu’à Dharapani ou nous finirons au Manaslu qui est sans doute le moins bien du village mais bon, je suis fatigue et ai besoin de me poser.
La pluie accompagne le réveil matin avec une belle synchronisation. Le petit déjeuner de fruits et de thé noir sous le toit en chaume de la terrasse a des allures de fin fond de la jungle. Les 1ers pas se déroulent dans ce décor idyllique et rien ne changera vraiment jusqu’a Ghermu ou nous prendrons la pause déjeuner, du riz simple que nous ne parviendrons pas à finir, nos intestins sont capricieux et jouent les fines bouches ! L’arrivée a Syange est navrante, c’est laid comme a Timure et la route carrossable – la nouveauté du parcours – passe au beau milieu du village et défigure tout. Un peu plus loin, des ouvriers remplissent de pierre d’énormes filets métalliques, empiles les uns sur les autres, et servant à maintenir la route en place ce qui nous oblige à faire un peu d’escalade de gravas. Marcher sur cette route n’est pas très agréable et casse clairement le plaisir du trek, dommage. Le terminus est à Jagat, village enclave entre 2 montagnes. C’est nettement plus structure que les villages de l’autre trek et notre hôtel, le paradise, dispose d’une terrasse finement entretenu sans être trop occidental, merci mon dieu.
Kathmandu
Madrid











