Ghasa

Je me suis levé 2 fois dans la nuit pour pisser de l’eau ! C’est bon, je suis beaucoup mieux même si mon mollet est encore un peu douloureux. Je fais connaissance avec le lodge, il est très bien et le patron est très attentionné, ca fait plaisir à voir. En sortie de village, un nouveau check post est là, nous y retrouvons Miguel et Sarah qui ont fait la route a pied et confirment que le bus eu été mieux, soulagement pour nous. La route est belle et un sentier de trekking est accessible sur le versant d’en face qui est cafis de petits villages, la lumière matinale agira comme d’habitude en magnifiant tout. L’un de ces villages dispose d’une telle concentration de marijuana sauvage qui est impossible de ne pas la sentir, on se croirait dans une fête de fin d’année scolaire ! Les sons de ces villages appartiennent aux soirées africaines, l’ambiance est vraiment très spéciale, la traversée est irréelle, c’est comme un de ce moments que l’on souhaiterait éternel, c’est indéfinissable et plaisant. De retour sur terre, nous continuons pour nous arrêter a Dana, la douleur commence à revenir, je profite de l’arrêt pour me faire un bon bandage dégoulinant de baume du tigre avant de repartir. Le décor est tropical, les bananiers renforcent cette impression et les montagnes sont du même vert qu’au pays basque espagnol, je ne sais pas le définir autrement ! Tatopani apparait enfin dans un goulot d’étranglement de la vallée, la vue est tellement exceptionnelle que j’enrage de ne pas avoir d’appareil photo capable de capter ce que je vois. Le village est bien entretenu et la végétation très présente. Nous descendons au Old kamala qui, pour continuer sur la même lancée de superlatif, vaut le détour aussi bien pour la disposition, le décor, la cuisine que la gentillesse du personnel. Par contre, c’est nu zéro pointe pour les toilettes a l’européenne, aussi inadapté que dégueulasse, les toilettes a la turque qui règnent dans plus de 95% des lodges sont bien plus pratiques et surtout beaucoup plus propres. Le grand attrait de Tatopani sont les sources d’eau chaude, aussi bien pour se laver que pour profiter du bassin (entrée a 40 Rs/-). L’eau a ici l’avantage d’être propre à la différence du Tatopani du trek du Tamang dont l’eau, couleur rouille, était moins attirante ! Nous sommes pratiquement seul avec Miguel et Sarah. Sarah a vire son guide qi était motive comme un mollusque. Apres plusieurs jour d’absence d’eau chaude en quantité, le bassin est une aubaine pour se détendre et comme la douche est obligatoire avant, ce n’est pas un bouillon de culture bien que de temps à autre, je crois percevoir une odeur de souffre. En sortant du bassin, nous partons visiter le village, je suis en quête de bananes, avec tous ces bananiers, ce devrait être possible. Il n’y a hélas qu’un seul vendeur de fruit et a 25 Rs/- la banane, il peut s’en faire des colliers. A l’hôtel, le charge des lieux nous rend la clé tombe de mon pantalon, je demande a Rajaram s’il peut faire les courses de bananes pour moi et c’est une bonne idée car pour li, c’est moins de 12 Rs/- l’unité. Ce soir la, le grand groupe de français que nous croisions de temps a autre fête son dernier jour de trek a grand renfort de bière, de tonnes de bouffes et de musique rébarbative.

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Burrito a petit-déjeuner, 2 crêpes garnis de haricots, carottes et autre légumes avec nue bonne dose de fromage fondu sur le dessus, ca m’avait bien attiré la veille. Peu après le départ, nous sommes a Jankhot, ce village est beau, aune situation idéale et la vue sur les montagnes environnante est une perle rare. La température est difficile a déterminer, il fait chaud au soleil mais le moindre souffle de vent est gèle, dur de s’habiller adéquatement dans ces circonstances. Peu après, il n’y a plus rien, rien d’autre qu’une immense plaine désertique entourée de montagnes pelées et arides, la survie ici doit être particulièrement difficile, le paysage n’en reste pas moins beau et vecteur d’émotion forte et d’un étrange sentiment de vouloir rester planter là, au milieu de rien, l’appel du vide. 1h30 après le début de cette marche étrange, Kagbeni apparait d’un coup dans la vallée fluviale en contrebas. Le village est entouré de cultures verdoyantes, c’est un tableau de maitre. Comme une surprise n’arrive jamais seul, 250m plus loin, nous passons par un étroit couloir de pierre et un nouvel ami s’invite, le vent, et a profusion encore. Le chemin devient aussi plus caillouteux jusqu’a Ekle bhati ou il y a un lodge au nom amusant, le Hill-ton ! L’endroit a aussi un semblant très troublant avec l’Afrique, tout me le rappelle, jusqu’au modèle de jeep. Le chemin continue ensuite et devient plus venteux, les cailloux deviennent progressivement des galets et une gène a mon mollet droit se manifeste. Quand Jomsom devient visible au fin fond de la vallée plate comme la main, il reste plus d’une heure de marche dans une soufflerie industrielle à plein rendement tout en ayant l’impression de marcher sur des boules de pétanques, que du bonheur. Je préfèrerai être ailleurs, d’autant plus que la gène au mollet devient grandissante et qu’une nouvelle vient d’apparaitre dans l’intérieur de ma cuisse gauche. L’arrivée a Jomsom, qui devait me libérer, s’avère un cauchemar. Ce p….. de village est tout en longueur et 10 min. plus tard, nous n’en sommes qu’au check post, il y en a 2 et ces crétins n’ont pas penses a les regroupes, je suis énervé, j’ai dépassé le seuil de la douleur tolérable a chaque jambe. Je finis de péter les plombs quand Line hésite à prendre le bus pour Ghasa – ce qui nous éviterait 12 de marche sur une route cauchemardesque bien que non dénuée de beauté intrinsèque – tout ca pour le prix, 600 Rs/-, qui lui semble trop élevé. Pour ma part, je ne peux plus marcher et le prix du billet de bus serait de toute façon largement explose en nourriture si nous devions marcher, j’ignore a ce moment qu’elle en a aussi ras la patate et que nos tensions respectives font des étincelles au moindre chatouillis, nous faisons la paix de suite après nous être exprime, il n’y avait pas de quoi en faire un fromage! Nous avons tous des places assises dans le bus local qui n’est pas totalement déglingué et dispose même d’un lecteur CD, on arrête pas le progrès. Mon seul grand regret dans ce voyage en bus sera de ne pas pouvoir visiter Marpha, capitale népalaise de la pomme située a 1h de marche de Jomsom, 15 minutes de bus à tout casser. Au fur et a mesure de l’avancée, le décor change progressivement, les arbres commencent à apparaitre sur les montagnes puis l’herbe et à Larjung, tout est différent et ressemble au panorama des 1ers jours de trek, le Dhaulagiri en plus. Mes jambes ne répondent plus et en prime, mes épaules et mon cou deviennent raide comme du métal, je le sens mal pour la suite. 2h30 après le départ, nous sommes a Ghasa, j’ai un mal fou a parcourir les 250 mètres qui nous sépare du lodge, le National. En arrivant, je pose mon sac et m’allonge sur le lit, je n’en bougerai que pour y mettre mon sac de couchage et moi dedans avec cagoule et bandeau sur les yeux car le moindre son ou rayon de soleil me torture, sans parler du reste de mon corps ! Line me passera un peu de baume du tigre pour me décontracter les épaules qui sont devenues mon problème Nº1 puis je retourne me coucher jusqu’à la prise d’un grog pour m’anesthésier un peu. Je mange 2 pommes en tout et pour tout, la journée fini par se confondre avec la nuit, la douleur s’en v progressivement mais surement, ca va mieux.

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