Lever 5h30, nous devons nous préparer pour le tour a dos d’éléphant qui est la dernière activité prévue. La jeep est quasi ponctuelle et nous emmène en 1er lieu a un autre hôtel pour prendre 2 personnes de plus qui ne sont elles pas prêtes du tout, elles prennent leur douche. Line est nerveuse, elle à autant envie du tour à dos d’éléphant que peur de louper son bus. Elle finira par convaincre le chauffeur de partir sans eux et de revenir les chercher ensuite, ils n’avaient qu’à être à l’heure après tout ! La route jusqu’au point d’ »embarquement » prend 15 minutes, il y a pas mal d’éléphants en attente, 4 personnes prennent place sur chacun plus le cornac. Etre sur un éléphant en mouvement est une bonne expérience, ca remue beaucoup. La balade durera 1h30, temps durant lequel nous apercevrons 3 rhinocéros et 1 daim qui ne fuiront pas a notre approche, l’odeur de l’éléphant n’étant pas perçue comme menaçante par les autres animaux. De retour de balade, direction l’hôtel ou nos sacs sont prêts, le serveur est aussi prêt et vient 2 minutes après notre arrive pour prendre la commande du petit déjeuner. Juste avant de partir, il tentera de faire un ajout de 10% de charge pour le service mais comme nous sommes en full package et qu’il le sait, je le fusille du regard et lui explique très aimablement le meilleur chemin à donner a ses 10%, ca aurait peu être marche quand je venais d’arriver au Népal, plus maintenant ! La station de bus sera notre dernier moment en binôme, nous serons à nouveau seul chacun de notre cote dans quelques minutes. Pas d’effusion larmoyante car nous avons à la fois dépassé ce stade et pour ma part, je ne dors quasiment pas depuis 2 ou 3 nuits. Line m’a fait cadeau d’un joli pendentif d’éléphant qu’elle avait acheté en Afrique du sud et que je porte en ce moment même. Sachant l’importance des éléphants pour elle, c’est un grand cadeau porte bonheur. Line, tu connais l’adresse, n’hésite pas a venir, je ferai un effort de cuisine végétarienne bien que ma cuisine carnassière soit bien supérieure !!
Le parapluie – Georges Brassens
Les 5h de bus jusqu’a Bhairawa sont interminables, c’est un bus inconfortable et pour avoir une chance de placer ses jambes, la taille « lutin des forets » est requise. Nous nous arrêterons 2 fois longuement, la 1ère dans une ville remplie de bruit et de chaleur tellement épaisse qu’elle me donne des coups de poings dans la gueule ! Le bus se rempli bien, mon voisin a 10 ans a tout casser, il m’offrira des litchis au 2eme arrêt, celui pour changer le pneu crevé. Bhairawa est un carrefour transitoire entre le Népal et l’Inde, c’est beau comme un chien écrasé depuis 3 jours, odeur comprise, la pensée d’être obligé d’y retourner le lendemain ne m’enchante guère. Je partage un taxi avec 2 autres touristes pour rallier Lumbini, 500 Rs/- au total, c’est raisonnable pour un taxi. Bien entendu, le chauffeur tentera de nous diriger vers un hôtel qu’il connait, mentira sur la durée du trajet et sur la visite de l’aire des temples de Lumbini en triplicant sa taille déjà colossale. Son dernier coup d’éclat se fera au moment de payer ou il pense pouvoir m’enfler de 400 Rs/-, ca sent le mercurochrome pour lui, ces tentatives systématique d’entuber le client commence a devenir lourde, il finira par retrouver son cerveau, il était cache sous un gravier… Je suis au Lumbini village lodge, l’endroit est 10 fois mieux du côté intérieur qu’extérieur. Après le repas, je loue un vélo pour faire le tour de l’aire bouddhique aussi immense et calme que vide, peu de temples sont finis et le plan fourni a l’entrée doit servir a faire passer la pilule du prix car il ne sert absolument a rien du tout ! Le point fort des lieux réside dans le temple de Maya devi ou une pierre, protégée par une vitre pare balle, indique l’endroit exact de la naissance de Siddartha Gautama, le Bouddha de notre ère. De retour a l’hôtel, je prend des renseignements pour aller a Tansen le lendemain (3 bus !) mange un peu et prend une douche pour m’enlever toute cette insupportable moiteur qui me colle a la peau. Impossible de faire quoi que ce soit de plus ce soir car a 20h30, tout est ferme ou sur le point de l’être, mon but sera de tenter de rester au frais pour ne pas transpirer comme un goret, c’est pas gagné !
Kathmandu
Madrid











