Bon, qu’est ce que je raconte aujourd’hui ? Pas de lessive, mini balade, les vendeurs sont toujours bien lourdingues. Ah ouais, j’ai mangé au Nargila et c’était bien bon. Le temps tout pourri de la journée n’invitait pas a grand chose, j’ai investi dans un 2ème gros bouquin.
Journée d’inaction quasi totale pour cause de motivation d’huitre. Ah si, j’ai acheté un iPod de 8 Gb pour 3000 roupies soit 4-5 fois moins cher qu’en Europe, waouh. Une petite lessive et une petite balade aussi, tiens.
Je me lève de plus en plus tard, si je continue a ce rythme, je n’aurai plus besoin de petit déjeuner. Après ce dernier, je me mets en route vers l’Everest postal care (Note du futur : mes cartes envoyées par eux ne sont pas arrivées 1 mois après…) qui m’évite de faire le déplacement jusqu’à la poste mais pour la forme, j’irai aussi a la poste. Il y a un joli minaret blanc, situé juste a cote, dans lequel on peut monter pour le prix exorbitant de 299 Rs/- !!! Je continue et échoue dans un resto/bar a proximité de Jochne « freak » street. Le standing est bien mas pour éviter les surprises, je ne prends qu’une eau gazeuse et j’ai eu raison car, entre toutes les taxes rajoutées, c’est 25% de plus à payer. Je remonte ensuite la fameuse rue des années 60 qui débouche à une extrémité sur durbar square. Quelques hippies new age y déambulent, la rue n’a sans doute plus rien à voir avec ce qu’elle était, c’est assez moderne sans être surexploite comme a Thamel. Je déjeune coréen au hankook sarang, l’équivalent des sushis y est excellent, l’accompagnement est abondant et la cour intérieur est vaste et zen, ca détend. Il se passera peu de choses ensuite, ma consommation d’internet est en hausse, je n’en sortirai que pour diner et une fois n’est pas coutume, je prendrai une bière, a 650 Ml l’unité, une seule suffit.
Il a plu une bonne partie de la nuit, les moustiques se sont invites dans la chambre et nous avons communie ensemble, j’ai des stigmates de leur amour sur tout le corps. Le boss du Big belly me laisse consulter mes e-mails sur son portable, il a une combine pour ne pas payer son internet, très pratique. Un français, aussi présent qu’insupportable, a dû se donner un point d’honneur a faire passer l’ensemble de ses concitoyens pour des crétins auprès des Népalais, ce n’est pas encore cette année que les touristes français vont remonter dans le classement mais il y a pire 10 minutes plus tard quand un autre français s’installe et gueule comme un porc des insultes a l’ami qu’il doit avoir dans la tête, je ne sais plus où me mettre ! J’ai décidé d’aller à Pashupatinath voir ce qu’il s’y passait, c’est un petit bout de chemin mais j’ai le temps. La capitale, hors quartier touristique, n’a rien à voir, c’est toujours le même bordel mais différent, pas d’interpellation toutes les 4 secondes et quand je m’arrête pour demander mon chemin, on essaie pas de me vendre la boutique, je suis considéré comme un simple étranger et non pas comme un portefeuille ambulant, ca fait très plaisir. Je ne rentrerai pas sur le site de Pashupatinath pour 2 raisons : c’est le plus important des sites hindous du Népal et pour avoir vu les dégâts du tourisme de masse a St jacques de Compostelle ou les touristes rentrent, appareil photo et camera au poing, dans la cathédrale et ce même en plein office (rien a péter !), je ne souhaite pas participer à ce genre de chose. En 2nd lieu, c’est 500 Rs/- pour les étrangers et interdiction de rentrer dans le temple principal pour les non hindous… Je préférerai dépenser 250 Rs/- de plus pour retourner quelques jours a Bhaktapur qui représente bien d’avantage a mes yeux. Je fais toutefois le tour des marchands et achète de la poudre a tika (pour faire la marque du 3ème œil) aux couleurs du sari que j’ai acheté hier. Comme je n’ai plus rien à faire, je file à Bodnath toujours à pied. Je profite du très faible cout des cybers (20 Rs/-) pour me mettre au jour et faire du ménage dans les photos du site car ca commence à devenir brouillon, surtout avec les connexions « modemiques » de KTM. Je ne rentrerai pas plus a Bodnath, je l’ai déjà vu et même si c’est beau et grandiose, y retourner pour se faire sauter dessus, car il n’y a que des magasins autour, toutes les 10 secondes, ca n’en vaut pas la peine. Je suis content de ma longue balade, j’entreprends le retour et m’arrête au passage dans un resto qui ne fait que des momos qui enfoncent littéralement ceux du yangling restaurant et pour seulement 30 Rs/- la douzaine. Le retour n’a rien de palpitant si ce n’est que le « vrai » KTM est stimulant a l’inverse de Thamel qui devient vite déprimant.
Le ciel est couvert ce matin, ca rend l’atmosphère respirable. Après le petit déjeuner, je pars en quête de la poste et le mot est bien choisi car même en passant devant, on ne sait pas que c’est là ! La poste est grande et chaotique, certains endroits sentent l’urine à plein nez et le bureau d’expédition des colis, le 29, inquiète plus qu’autre chose, je ne suis pas sur de vouloir risquer l’envoi d’un colis par eux. Je vais voir DHL qui m’annonce quand a eux un tarif exorbitant et, pour avoir travailler avec eux, je sais qu’ils peuvent faire beaucoup moins cher ! Dilemme cornélien : soit je risque la poste, soit je casse la tirelire, soit je ramène tout avec moi. Pour le moment, la dernière option l’emporte, j’ai n sac aux bonnes dimensions qui me permettrait d’en emmener un max avec moi dans l’avion pour ne pas risquer les pertes « accidentelles » pendant le transit des bagages. J’ai de toute façon prévu de blinder mon sac a dos en l’enveloppant recto/verso avec des sursacs étanches scotcher entre eux, il y aura juste un trou pour la poignée. Après la balade, je vais voir au or2k, un resto végétarien israélien joli en intérieur comme en extérieur, ils abusent un tout petit peu au niveau des prix mais rien de gravissime, ils font juste très chiez avec leur 10% de charge pour le service qui n’est annoncé absolument nul part. Ma recherche de sari m’amènera à indra chowk, il y a pas mal de boutiques qui propose de jolies choses à ce niveau et également dans les petites rues tentaculaires. En fouinant dans une perpendiculaire a durbar square, un vendeur m’interpelle, comme 9 de 10, mais cette fois je me laisse tenter, il a un très joli modèle orange et vert bien tape a l’œil et son prix d’entrée n’est même pas trop abusé, je négocie pour la forme et obtient 500 Rs/- de discount après 12 secondes après quoi, il entreprend de me vendre le reste de son magasin. Le gros problème Népalais, celui avec chiantine extra forte sur toutes les surfaces est qu’ils ne comprennent pas quand ont leur dit non, qu’on ne veut plus ou pas acheter, je pars donc a la force avant de lui dire qu’il commence a me gonfler ! J’irai diner assez tôt, il y a beaucoup de tonnerre et d’éclairs mais pas de pluie avant 19h30, j’ai eu du flair ce coup-ci, je suis rentre juste a temps !
« Une mitrailleuse lourde et un lance flamme, c’est ce que je veux pour noël » me dis-je a 5h du matin, 2h après avoir été réveillé. Le 1er ustensile pour dégommer motos, voitures et gueulards d’après minuit, le2nd pour les moustiques qui ont surement élaborés un plan de conquête planétaire, ils sont partout alors que qu’à ma dernière visite ils se battaient en duel. Bref, lever tôt, rasage de près, j’attends que la vie reprenne a Thamel ce qui n’est normalement pas bien long sauf que ce coup-ci, ca traine furieusement en longueur, ca me donne l’occasion de visiter la ville quasi déserte. Aux 1ères ouvertures, je me renseigne sur des prix d’articles, dépose mon linge a la « laverie » car cette fois j’en ai pas mal et n’est pas envie de me prendre la tête et je file ensuite au Bhat bhateni qui a la réputation d’être le plus grand de KTM. La route passe nécessairement devant l’ancien palais royal dont on ne voit que le mur mais pendant un très long moment, la dimension alloue au terrain est hallucinante, de quoi y mettre plus qu’un grand stade de foot. Bref, je fais mon petit marche d’articles de survie, sandwichs et spirales à moustique, l’essentiel. Sur le chemin qui me ramène, j’enfreins ma règle préétablie de ne faire que regarder aujourd’hui et achète un bracelet, aux motifs récurrents au Népal, pour 200 Rs/-. Je passe en revue toutes les boutiques de Thamel, ma 1ère cible sera une boutique de thé car je suis a peu près certain de ne pas pouvoir trouver de masala tea en Espagne et il y a 2 grandes catégories, soit le mélange masala/thé soit uniquement les épices qui font le masala. J’ai bien du me cogner 80% des boutiques, il y a pas mal de choses et bon point pour moi, les affaires semblent moyenne pour les commerçants, preuve en est la réduction de 300 Rs/- que j’obtiens sur les écharpes/châles de grandes tailles qui sont au départ a 550 Rs/-. Dans mon élan, je finis par acheter du thé/masala et du masala, il me reste 8 Rs/- en poche. Je repasse a l’hôtel prendre un peu de thune et me met en quête d’un tangkha tibétain. Dans les boutiques de tangkha, les vendeurs commencent ostensiblement par présenter les modèles les plus grossiers qui représentent déjà un travail considérable. Ayant vu les ateliers de production a Bhaktapur, je repère l’astuce de suite et suis très franc avec les vendeurs pour les déstabiliser un peu afin qu’ils sortent les modèles plus fins. La 3ème boutique me présente des tangkha assez travaillés et assez cher. Le vendeur est un peu à cran, il n’a rien vendu depuis quelques jours et fini par baisser considérablement le prix des 2 modèles qui m’intéresse sans nul doute réalisé par un artiste avec plusieurs années d’expérience, les traits sont parfaits et la maitrise du dégradé irréprochable, le prix final sera très bon pour moi, le commerçant est un peu maussade. Je file manger, commence mon bouquin qui est un gros modèle, vais au cyber dont le service de connexion est assure par les escargots réunis, retourne récupérer mon linge. Je file diner au Kavreli2 a 2 pas du Om tara guest house, le réceptionniste me dit que c’est un peu dur pour eux en raison de la grève fomentée par les maoïstes et aussi le fait qu’il y ai peu de touristes, surement a cause du problème cause par le volcan islandais. Demain, je verrai pour aller a Patan.
L’hôtel n’es pas des pus silencieux mais c’est d’avantage une pension de famille, j’en suis le seul touriste, peut être même le seul de la ville. A 5h30 je suis réveillé et peu avant 6h je suis levé, je n’ai pas la moindre idée de l’horaire du bus, juste que c’est très long et que le départ est probablement a 7h. Le petit déjeuner, omelette, toast et thé est mieux que d’habitude car l’omelette est charge avec des oignons et un peu de piment, les toasts sont plus brulés que grillés mais c’est l’intention qui compte. La note totale sera dérisoire. Je file vers la gare routière, prend mon ticket (440 Rs/-) et découvre que le départ est a 8h. Si le bus est dans les temps, j’arriverai a 18h et s’il l’est moins, ce sera a 20h, j’espère que le Om tara aura des chambres, je me vois mal déambuler dans Thamel a 20h30 avec mon gros sac a dos. J’ai plutôt eu de la chance jusqu’à maintenant, ca devrait continuer comme ça. Le bus est ponctuel, il arrive d’un autre village et est déjà bondé, entre 45 et 50 personnes pour 35 places assises, je n’aura donc pas la chance d’en avoir une les 30 premières minutes après quoi je me ferai un « trou » dans la banquette du fond, le 6ème sur 5 places. 1h20 plus tard qui m’auront semblé plus de 2h, nous arrivons a Butwal ou ca se vide pas mal, je vais pouvoir m’asseoir pour de vrai. Mon voisin, qui a embarque a Tansen aussi, descendra également a KTM. Il s’appelle Krishna et est assistant médical, il restera seulement 2 jours à KTM avant de revenir. La route me semble éternelle, la chaleur est étouffante et je suis encore une fois trop grand pour être assis convenablement, je change constamment de position. Vers 12h, c’est l’arrêt déjeuner, dhaal baat bien sur, j’en profite aussi pour acheter des litchis, a 100 Rs/- le Kg, autant ne pas se priver. 30 min. plus tard, nous repartons, il fait très chaud et au moindre arrêt de passage d’air, la transpiration coule comme un fleuve. Nous repassons à proximité de Sauraha, je repère un slogan « intéressant » sur un tempo safa « Love is life, life is money ». Peu après, la circulation s’arrête, un conflit oppose les habitants du coin a l’armée a propos d’un terrain que les militaires aimeraient bien avoir mais les locaux ne sont pas d’accord. L’attente devient longue, le trajet ne sera pas de la durée minimum… Après explication plus détaillée, les militaires sont la pour construire un camp sommaire pour des sans-abris mais les habitants du coin ne sont eux absolument pas d’accord, c’est l’éternel problème. Après 1 heure environ, les villageois ont gagne et les militaires s’en vont en rembarquant tout leur matériel et nous pouvons enfin bouger, j’ai perdu 2 litres d’eau en transpirant pendant l’opération. 4h plus tard, nous croisons un bus de touristes indien lamentablement couché au beau milieu de la route, ca n’a pas du être marrant à vivre. 3 minutes après, pause diné ! Nous arriverons maintenant forcement à KTM de nuit et il commence à pleuvoir. KTM de nuit et sous la pluie, ce n’est pas une super expérience à vivre. Nous arrivons vers 20h, Krishna, qui est descendu avant, a arranger avec un autre bonhomme qui va aussi a Thamel, olso, que nous prenions le même taxi ou micro bus. Nous irons en micro bus, micro par la taille mais maxi par le nombre d’occupants, 19 au total ! Olso est très sympa et s’occupe de moi comme si j’étais de sa famille, il paiera même le trajet, 50 Rs/-. Je file tête baissée vers le Om tara, ne perd pas de temps a discuter le prix car je n’ai pas envie d’avoir a chercher un nouvel hôtel a 20h30 après 12h de bus, puis file manger au Kavreli2, 30 mètres plus loin, je m’offre un pot de masala tea car vu le prix, il n’y a pas a hésiter. Après manger, une bonne douche pour décoller la couche de colle a papier peint qui était de la transpiration à un moment. Je profite de mes derniers moments éveillés pour repasser mon programme de demain qui devrait être un relevé des prix de ce que je souhaite ramener ainsi que de petits achats de survivance.
Réveil tôt, tout le monde est levé à 5 h du matin et ils commencent par faire le ménage, comme je suis au rez de chaussée, je profite du bruit et des moustiques, très mauvaise idée de rester au rez de chaussée, ils sont beaucoup moins nombreux dans les étages supérieurs. J’ai bien transpiré, la douche s’avère indispensable après quoi, c’est le départ pour Bhairawa via le bus local qui n’a plus d’âge, les 1ers tours de roue laissent suggérer que les suspensions ont du être remplacées par des barres en acier ! Le bus s’arrête souvent pour rameuter des clients et il y met du zèle, 5 à 10 min d’arrêt à chaque fois. Les 1h30 de trajet se font heureusement au frais car ce n’était pas du tout agréable. A Bhairawa, il suffit de traverser la rue pour prendre le microbus pour Butwal (30 Rs/-). Ce dernier ne laisse pratiquement aucune place entre les sièges mais n’est paradoxalement pas inconfortable. Le chauffeur se tient au volant comme sur un transat en bord de mer, relax. Le trajet dure 45 minutes, le bus se remplira à fond pendant ce laps de temps. Le 3eme bus, celui pour Tansen, est un vrai bus, pas un jouet et pour un local, je suis impressionne : banquette 3 places d’un cote et 2 de l’autre, compartiment « vip » près du conducteur, vitres teintées et j’ai de la place pour les jambes, que du luxe ! 5 minutes après le départ, arrêt de 20 minutes pour la forme puis nous partons pour de vrai. La route qui m’éloigne de Butwal est assez jolie et au fur et a mesure de la grimpette, le décor et le climat changent, la terre devient rouge et a l’arrivée à Tansen, ca respire le calme. Je descends au green hill, le prix sera négocié a 200 Rs/-. Je fais un tour des environs, la ville est toute en pente et certaines rues doivent être terribles par temps de pluie tellement elles sont glissantes et défoncées. Je fais un tour au cyber, profiter d’avoir un ordinateur potable, un tour au centre d’information et retourne au Nanglo west dont la nourriture ne finit pas de me convaincre, leur boulangerie est toutefois impressionnante par la variété et la complexité de ce qu’ils proposent. A part ca, ma motivation continue a la baisse, le fait d’être à nouveau seul n’arrange pas les choses, je n’ai plus le gout de continuer à visiter au hasard et je ne sais pas si un nouveau trek me tente, je crois que j’ai passe le temps nécessaire au Népal et je ne suis plus en mesure d’apprécier. J’ai décidé de retourner à KTM demain ce qui prendra 10-12 heures. J’ai une adresse d’hôtel bon marche, je peux manger pour presque rien et je pourrai acheter des bouquins dans n’importe quelle langue de la planète puis m’installer en terrasse et passer les journées comme ca non sans étendre mon périmètre de visite de la ville qui ne se résume pas qu’a Thamel non plus.
Kathmandu
Madrid











